Datavisualisation Rhône-Alpes (Lyon-Grenoble-Chambery)

Ci-dessous vous trouverez un article de Marion Boucharlat, graphiste de renom spécialisée dans la datavisualisation en Rhône-Alpes et dans toute la France.

N’hésitez pas à me contacter pour vous faire profiter de notre partenariat exclusif.

Bonne lecture.

 

« Qu’est ce que la datavisualisation ou « dataviz » ?

On désigne par « datavisualisation » le procédé qui consiste à mettre en image des données chiffrées, statistiques, géographiques, chronologiques …

La datavisualisation a pour objectif de faire parler des données brutes présentées sous forme de tableur, a priori déjà triées selon un angle ou un sujet préétabli, de synthétiser et d’éditorialiser les enjeux principaux d’un set de données, d’un article ou d’une actualité, et enfin de les traduire visuellement et de les rendre accessible immédiatement.

 

Les terminologies

Au terme datavisualisation on peut préférer celui de « datavision », attribué à l’une des personnalité les plus importantes de la dataviz de ces dernières années, David mc Candless, auteur de 2 livres intitulés « datavision ».

On parle aussi de visualisation de données qui est la traduction française de datavisualisation, ou encore d’infographie (issue d’infographic en anglais) qui désigne tout type de schéma mis en page sous forme de posters, cartes, imprimés ou en ligne. C’est le terme couramment utilisé par les médias développant ce type de présentation de l’information.

Enfin le design d’information englobe toutes les pratiques graphiques de transmission de l’information.

 

Le processus de travail de datavisualisation

Dataviz Grenoble

 

Au départ il y a des données brutes que le journaliste, data journaliste ou Rédacteur va extraire puis explorer, trier et « angler » puis éditorialiser, selon ce qu’il veut raconter.

Puis intervient le data designer/graphiste qui a pour mission de traduire visuellement ces données avec un graphisme adapté au sujet et à l’angle choisi. Ce travail de création graphique doit se faire en étroite collaboration avec le datajournaliste. A cette étape le data designer a en sa possession un éventail de modes de représentation qu’il va enrichir, réinventer, détourner en y intégrant son univers graphique et sa créativité.

Il existe différents modes de représentation : camembert, histogramme, diagramme circulaire, treemap, courbes, timeline, nuage de mots…

 

dataviz-grenoble

Le graphiste peut choisir de travailler sous forme de pictos, d’illustrations, d’animations (motion design) ou même de photos (la photoviz qui s’avère être un moyen de visualisation souvent très impactant).

Datavisualisation Grenoble

La dataviz n’est pas un concept si nouveau

En tant que procédé de transmission de l’information, on peut remonter à Ptolémée en 150 après J-C qui écrivait des énoncés, sorte de méthodes   pour dessiner des cartes.

Il faut tout de même attendre le 15e siècle pour en avoir une traduction visuelle sous forme de cartographie.

datavisualisation-rhonealpes

Aux 18-19e siècles apparaissent plusieurs modes de représentation.

William Playfair, ingénieur et économiste écossais a mis au point les premiers histogrammes, les premiers diagrammes circulaires et autres courbes temporelles à partir de données statistiques.

Visualisation de données

Charles Joseph Minard est un ingénieur civil français à qui l’on doit des cartes de flux étonnamment modernes et esthétiques.

dataviz-rhônealpes

-Au milieu du 19e siècle, l’infirmière britannique Florence Nightingale transforme les diagrammes circulaires de Playfair en diagrammes dits « crêtes de coq » qui permettent de juxtaposer 2 types de données. Ici : et les causes de mortalité dans l’armée, et leur proportion mensuelle. Ces dernières années on peut voir ce type de camembert dans nombreuses infographies.

Data Lyon

-Au 20e siècle, on peut retenir des méthodes novatrices :

1-L’isotype mis au point en Allemagne par un philosophe et un graphiste en 1920.

C’est un langage qui se veut international, utilisant le moins de mots possible, créé à partir d’icônes et de pictogrammes.

D’abord utilisé pour l’éducation des enfants, il est par la suite popularisé dans le domaine de l’information graphique.

 

Dataviz Lyon

 

2-Plus conceptuel, le travail deJacques Bertin, cartographe français formalise dans la 2ème partie du siècle « la semiologie graphique » qui désigne « l’ensemble des règles d’un système graphique de signes pour la transmission d’une information ». Il présente ainsi sa méthode : « définir le problème, définir les données, adopter un langage de traitement, puis traiter les données, simplifier sans détruire. » La « sémiologie graphique » a trouvé un champ d’application dans les processus d’élaboration de la géographie : la carte et, par extension, l’ensemble des techniques qui permettent sa production (SIG) et le design de l’information.

 

Dataviz variables

 

Qu’est ce qui est nouveau depuis ses 20 dernières années ?

Sur le fond, la principale nouveauté tient à la manière dont nous mobilisons l’information et la vitesse avec laquelle nous la recherchons et la consommons. Ce qui est nouveau, c’est l’idée de démocratiser l’accès du citoyen aux données publiques. C’est le phénomène de l’ « open data » dont on entend beaucoup parler depuis ces dernières années. Nous assistons sans conteste à une révolution numérique, toujours en marche, qui change la donne, en facilitant l’accès aux données et à l’information.

Parallèlement, il y a une prolifération des outils de datamining (exploration des données) utilisés par les journalistes ou par un public plus large.

 

Ce qui est nouveau sur la forme, c’est la performance des logiciels utilisés par les graphistes. Avec certains logiciels, le graphiste dispose dans sa palette d’outils de visualisation. Il y a aussi de plus en plus de sites en ligne pour créer sa propre infographie (infogr.am, piktochart.com, visua.ly, canva .com…). Ceux-ci permettent des visualisations et mises en forme bien loin des rendus basiques disponibles dans Excel et témoignent d’une volonté de rendre accessible la visualisation au plus grand nombre.

 

On a donc pu observer qu’il existe un nombre infini de manière de visualiser les données et que les possibilités techniques et esthétiques sont toujours plus grandes pour les graphistes et désormais pour les non-graphistes. Il faut compter aussi avec les nouveaux supports (photos, 3D, interactivité, motion design). La datavisualisation peut donc être considérée comme une forme de création à part entière.

 

Toutefois, on peut se demander parfois ce qui prime dans une infographie : l’esthétisme du graphisme ou l’information transmise ? Une bonne infographie ne doit pas imposer son point de vue de manière trop brutale.

Elle ne doit pas non plus laisser le lecteur démuni devant des données incompréhensibles. Elle doit s’attacher à mettre en relation et comparer des données, leur donner du sens, créer de l’information en racontant une histoire. Elle doit laisser libre le lecteur de faire son chemin, de se construire ses propres interprétations selon sa sensibilité et son intérêt.

 

Marion

marion-boucharlat.com

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